WEC – 6H de Fuji : Après la pluie, vient le titre d’Audi

A l’issue des 6H de Fuji, interrompus prématurément en raison des trombes d’eau qui se sont abattues sur le Fuji Speedway, Audi décroche le titre constructeurs alors que c’est Toyota qui s’impose avec le trio Nakajima-Wurz-Lapierre.

20131020-105531.jpg

Que d’eau, que d’eau, que d’eau ! Une vieille rengaine sur le Fuji Speedway, qui avait accueilli en 2007 l’un des GP de F1 les plus arrosés de l’histoire. Même chose cette année en WEC où la manche des 6H de Fuji n’a pu aller à son terme.

Départ retardé

Une manche nippone qui revêtait d’autant plus d’importance pour Toyota. Le constructeur a toujours été battu par Audi en cette année 2013 et une victoire était quasiment obligatoire pour sauver l’honneur, sur une piste où les Japonais s’étaient déjà imposés en 2012.

Qualifiés en pole, Lotterer-Tréluyer-Fässler n’avaient qu’un objectif, assurer le titre constrcuteurs pour la marque allemande. Derrière, les deux Toyota se classaient 2e et 3e sur une grille de départ qui observait la pluie s’abattre sur le circuit de façon ininterrompue. Finalement, les organisateurs ont décidé de faire partir le peloton derrière le Safety-Car. Sept tours vont être effectués avant que le drapeau rouge ne soit déployé ! Tout ce beau monde se range sur la grille de départ.

On repaaaaart … ah non !

6h37 heure française, et un n ouveau départ, toujours derrière le SC est donné. Sauf que la pluie ne cesse pas, et même s’intensifie. L’Audi n°1 repasse trois fois par les stands, mais la course elle n’arrive pas à se lancer. Juste avant 7h du matin, nouveau drapeau rouge. Un nouveau restart est prévu pour 8h35, mais jamais le drapeau vert ne sera déployé et les officiels japonais décident de mettre un terme à la course. 16 tours ont été bouclés derrière la voiture de sécurité, mais jamais les concurrents n’auront pu faire un vrai tour de course.

La Toyota n°7 de Nakajima-Lapierre-Wurz s’impose donc par défaut devant l’Audi n°2 de Duval-Kristensen-McNish. Une seconde place qui assure le titre constructeurs à la marque aux anneaux. La troisième marche du podium est enlevée par la Lola de Bellichi-Beche. En LMP2, c’est la Morgan n°35 du Oak Racing de Baguette-Gonzalez-Plowman qui l’emporte. Aston Martin fait le doublé en GTE Pro et en GTE Am.

La prochaine manche du WEC 2013 aura lieu à Shanghai le 9 novembre prochain, en espérant que la météo soit plus clémente qu’en terre nippone.

Crédit photo : WEC

Essais F1 Barcelone 2 – Jour 1 : Webber devant

Au terme d’une séance pluvieuse, c’est Mark Webber qui a signé le meilleur temps de cette première journée de la deuxième session catalane. Hamilton et Vergne suivent.

Sorties et drapeaux rouges

Grosjean dans les graviers, Massa arrêté tout comme Gutierrez, qui a endommagé sa Sauber, la journée a été difficile pour les écuries. La piste humide de Barcelone était exigeante.

Mark Webber s’empare du meilleur temps devant Lewis Hamilton et Jean-Eric Vergne. Si le pilote Mercedes était crédité du meilleur temps à la pause, Webber a profité des conditions meilleures dans l’après-midi pour déloger l’Anglais de la première place.

Souci hydraulique chez Lotus

Journée compliquée pour Romain Grosjean et Lotus. Sorti de la piste sans bobo dans la matinée, le Français a néanmoins pu repartir.

Mais un souci hydraulique sur la E21 a empêché Grosjean d’effectuer une journée complète.

Polémique Lotus/RedBull

Après les échappements Williams/Caterham, ce sont les cartographies moteur de Lotus et RedBull qui ont fait parler d’elle. Les deux équipes se sont vues signifier par la FIA que leurs cartographies ne pouvaient être utilisées. Celles-ci auraient pu reproduire le phénomène des gaz d’échappements soufflés, pratique interdite. Les équipes ont donc dû revenir aux cartos de l’an passé. Lotus a annoncé que cela n’affecterait en rien les performances de sa voiture 2013.

20130228-200222.jpg

20130228-200247.jpg

20130228-200307.jpg

20130228-200334.jpg

20130228-200355.jpg

20130228-200410.jpg

20130228-200425.jpg

Crédit photo : Lotus, Williams F1 Team, Ferrari, McLaren, Caterham F1 Team

Essais F1 de Barcelone – Jour 4 : Hamilton pour conclure

La pluie a été l’invitée de marque de cette dernière journée d’essais de la semaine. Les écuries auront pu se jauger sur piste mouillée et même passer les full wet. Plusieurs pilotes ont visité les bacs à gravier, et c’est Lewis Hamilton qui s’en est le mieux sorti dans ces conditions changeantes. Il devance Jenson Button et Jean-Eric Vergne.

Drapeaux rouges en série

Avec une piste humide, voire détrempée, les erreurs ont été nombreuses. Premier dans les graviers, Felipe Massa, bloqué dans le virage 4. Le Brésilien fut le premier d’une longue liste. Vergne, Hamilton, VanderGarde, Gutierrez et les autres ont tous fait une petite excursion hors-piste. Rien de bien grave cependant pour les pilotes comme les monoplaces. Seul Webber n’est pas sorti, mais a été victime d’une panne sur sa RedBull. Voici une petite photo de F1i.com de la sortie de VanderGarde.

20130222-165004.jpg

Hamilton meilleur temps

Lewis Hamilton a dominé cette journée. Déjà aux avant-postes dans la matinée, Lewis A profité d’une piste s’asséchant en fin de journée pour signer le meilleur chrono. Jenson Button suit à plus de trois dixièmes et Vergne prend le troisième temps à plus de sept dixièmes.
Chez les autres écuries, on a enfin pu voir voir Jules Bianchi dans la Force India. En balance avec Adrian Sutil pour le deuxième baquet, le Français a connu une journée studieuse. Il a pu expérimenter les conditions humides puis sèche de Barcelone, offrant ainsi à Force India, l’étendue de ses capacités.
Dommage par contre qu’il n’ait pas pu comparer ses chronos avec ceux de Sutil, établis sur une piste parfaitement sèche. Un arrêt en fin de séance a mis un terme à la session de Bianchi, crédité de la 5e perf du jour.

Quand Lotus espionne McLaren

On a appris aujourd’hui qu’une petite affaire d' »espionnage » avait eu lieu hier. Lors d’un retour au box de McLaren, un ingénieur de Lotus a mitraillé l’arrière de la monoplace de Woking. Les McLaren Boys sont alors vite intervenus pour contraindre le paparazzi à stopper. Incident terminé. Ceci n’est d’ailleurs pas interdit par le règlement, certaines écuries engagent même des photographes pour cela. Mais ces pratiques ne sont pas appréciées des écuries, et on les comprend ! Voici un cliché de la scène (via XPB Images) :

20130222-170018.jpg

Pour terminer, le classement et quelques photos de la journée. Rendez-vous pour la dernière session d’essais fin février, toujours à Barcelone !

20130222-172800.jpg

20130222-171713.jpg

20130222-171743.jpg

20130222-171803.jpg

20130222-171824.jpg

20130222-171847.jpg

20130222-171911.jpg

20130222-171957.jpg

20130222-172023.jpg

Crédit photo : Caterham F1 Team, Sauber F1 Team, Lotus F1 Team, Scuderia Ferrari, Sahara Force India, Williams F1 Team, Marussia F1 Team, XPB Images

Coup d’Oeil dans le Rétro F1 : Brésil 2008, Hamilton champion miracle

Pour ce dernier Coup d’Oeil dans le Rétro de l’année, revenons sur le final incroyable du GP du Brésil 2008, où Lewis Hamilton décroche le titre dans le dernier virage.

Suzuka a longtemps tenu le rôle du circuit décisif dans l’attribution du titre, notamment dans les années 80 et 90. Interlagos a pris la place de Suzuka en tant que dernier GP, et nous a offert certaines des plus belles courses de la F1, comme en 2007 avec le sacre de Raïkkönen.

Pour la course de 2008, le titre doit se jouer entre Massa et Hamilton. L’Anglais, malheureux l’an passé face à Alonso et Raïkkönen, veut enfin gagner ce titre. De son côté, Massa espère aussi décrocher son premier titre devant son public.
Léger avantage pour le Brésilien, vainqueur des deux dernières courses disputées à Interlagos et en pole position pour ce dernier GP 2008. Hamilton, lui possède l’avantage au championnat avec 7 longueurs d’avance, autant dire un matelas plus que confortable. Mais la course, comme en 2007, va lui être défavorable au début.

Départ sur une piste traîtresse

Les pilotes s’élancent 10 minutes en retard suite à une violente averse. Les intermédiaires sont montés sur la plupart des voitures, sauf Kubica qui reste en configuration sec. Il repassera par les stands à la fin du tour de formation. A l’extinction des feux, Massa garde la tête devant Trulli, Raïkkönen et Hamilton.

Le début de course est marqué par l’intervention du SafetyCar suite aux sorties de Coulthard et Piquet. Au restart, les positions restent les mêmes. Les conditions de piste s’améliorent et les écuries montent les pneus « slicks ». Massa mène toujours, mais Hamilton confortablement installé en 4e position est toujours en position d’être champion.

Retour de la pluie et retournement de situation

Au 63e tour, la pluie recommence à tomber. Les leaders s’arrêtent pour rechausser les intermédiaires. Et coup de théâtre, Hamilton commence à descendre dans la hiérarchie. Vettel le passe après une belle lutte, ce qui place le pilote McLaren en 6e position ! Avec Massa en tête, c’est le pilote Ferrari qui serait champion. Au fil des tours, Hamilton essaie de remonter mais rien n’y fait.
La pluie s’intensifie quelque peu, et c’est ce qui va sauver Hamilton. Timo Glock alors 4e et n’ayant pas remonté des intermédiaires, souffre de plus en plus sur le circuit humide d’Interlagos. Il reste deux tours pour que Hamilton passe 5e et décroche ce point essentiel pour être champion. Et dans le dernier virage avant la longue ligne droite du dernier tour, Hamilton et Vettel passent un Glock à l’agonie. On lui reprochera par la suite de s’être écarté au profit de Lewis.

Devant, Massa franchit la ligne d’arrivée. A ce moment il est champion du monde, car Hamilton est encore pointé 6e. Joie dans le stand Ferrari, mais Hamilton coupe la ligne en 5e position. Rob Smedley annonce la nouvelle à la radio à Felipe, et le stand Ferrari comprend que c’est bien Hamilton champion. L’image de Massa sur le podium en larmes restera un grand moment de la F1, à la fois tragique et intense.
Hamilton devient champion du monde pour un point. Contrairement à 2007, où il n’avait pas réussi à accrocher ce point salvateur de la 5e place, Lewis a su retourner la situation en sa faveur. Il peut remercier le ciel de São Paolo qui lui aura offert un titre qu’il pensait perdu.