F1 – Grande-Bretagne : Rosberg sort du chaos

Le GP de Grande-Bretagne 2013 restera dans les mémoires comme celui des explosions des pneus Pirelli. Hamilton, Massa et Vergne ont été victimes de crevaisons plus ou moins spectaculaires et qui ont entraîné après celle du pilote Toro Rosso, l’intervention du Safety-Car. La fin de course fut épique avec l’abandon de Vettel, des dépassements à gogo de Webber et Alonso et la victoire finale de Rosberg !

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Webber se rate, Massa remonte

Au départ, Webber se rate (une nouvelle fois diront les mauvaises langues). Il provoque une petite panique dans le peloton, avec notamment Alonso qui manque de le percuter au premier virage. Aileron avant endommagé pour l’Australien, qui descend en 14e position après le premier tour.

Le grand gagnant du départ est Massa qui remonte en 5e position. Devant, Hamilton a conservé l’avantage de sa pole. Il mène devant Vettel qui a grillé Rosberg lors de l’extinction des feux.

Peur sur Silverstone

Ce n’est pas le titre d’un mauvais film de série B, mais coup sur coup, Hamilton alors en tête, Massa puis Vergne dans la longue ligne droite du circuit (image qui a dû rappeler des souvenirs d’Adélaïde 1986 au commissaire-pilote Nigel Mansell) vont crever à l’arrière gauche. Très vite, Pirelli est mis en cause, la Toile s’enflamme et les écuries demandent à leurs pilotes d’éviter les vibreurs. Il faut dire que Silverstone exige beaucoup des gommes, notamment avec les enchaînements à haute vitesse de Maggotts-Beckett-Chapel. De plus, Pirelli n’a pas amené les nouvelles gommes que le manufacturier développe depuis les problèmes de délaminage. Tout au plus, Pirelli avait modifié son process de fabrication, avec une nouvelle colle, qui devait éviter ce genre de problème.

Le Safety-Car entre en piste pour que les commissaires nettoient la piste des nombreux débris suite aux crevaisons.

Vettel tranquille et grosse bagarre dans le peloton

Au restart, Vettel s’échappe tout de suite devant Rosberg. Suivent Sutil, Alonso, les Lotus de Räikkönen et Grosjean, Ricciardo … C’est le début d’une bataille rangée dans le peloton. Massa face à Perez, IceMan-Grosjean face à Sutil, Hamilton et Di Resta, Hamilton face à Grosjean … Les passes d’armes sont nombreuses et ont contribué à nous offrir un spectacle bien plus avenant que les crevaisons du début de course ! Au fil des arrêts, les positions évoluent. À 10 tours du but, Vettel mène devant Rosberg, Räikkönen, et Alonso.

Vettel mis en boite

Deuxième coup de théâtre à 10 tours de l’arrivée quand Vettel doit renoncer, boîte de vitesses en berne. Incroyable retournement de situation avec la nouvelle entrée du SC. Les choix stratégiques se précipitent alors.

Alonso passe tout de suite au stand avant le SC. Rosberg s’arrête ensuite,comme Webber alors que Raïkkönen ou Ricciardo restent en piste. Derrière le Pace-Car avant la reprise, Rosberg mène devant Räikkönen, Sutil, Ricciardo, Webber, Perez, Button et Alonso.

On pensait que les crevaisons ne toucheraient plus personne. Perdu ! Perez voit son pneu arrière gauche éclater au même endroit que Vergne.

Devant, Webber profite de ses pneus frais pour passer de la 5e à la 3e place, en deux tours. Il se lance ensuite à l’assaut de Räikkönen et le passe à 4 tours du but, mais il ne reviendra jamais sur le vainqueur du jour Nico Rosberg. Alonso revient en 3e place à son tour en déposant la Lotus du Finlandais, grand perdant de la fin de course en ne s’arrêtant pas lors de l’interruption de la course. Hamilton le passe également pour la 4e place à l’arrivée. Massa est 6e devant Sutil, Ricciardo, Di Resta et Hülkenberg. Un GP à tout point de vue épique !

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Crédit photo : Ferrari, Sport Auto

WTCC – Porto : Muller engrange

Le week-end portugais a encore souri à Yvan Muller. Le pilote Chevrolet (que l’on pourrait voir chez Citroën en 2014) a remporté la première course.

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L’imbroglio des qualifs

Grosse polémique hier après les qualifs. Plusieurs pilotes, dont Tom Coronel, ont vu leur chrono retoqué suite à une erreur de chronométrage. Le pilote BMW a fustigé les organisateurs sur Twitter durant la soirée et n’a pas participé au Warm-Up ce matin.

C’est l’Amérique

Pour la première course, Muller et Chilton n’ont pas laissé de miettes à leurs rivaux. Le doublé en qualifs s’est transformé en doublé en course. La troisième place est revenue à Nykjaer qui devance Pepe Oriola, soit un quadruplé pour Chevrolet.

Derrière, Honda a connu une course difficile. Tarquini a renoncé et Michelisz a tapé en début de course. Monteiro, le héros local sauve une 10e place pour les Japonais, bien en deçà des attentes du constructeur. Mais dès les essais, on avait vu que les Civic semblaient en retrait. Confirmation en course !

Nash le plus fort en C2

Pour la deuxième course, un duo composé de James Nash et le champion en titre Rob Huff va vite se détacher devant un groupe de cinq pilotes avec Basseng, Nykjaer, Thompson, Oriola et Muller. Dans ce quintet, c’est Nykjaer qui va opérer plusieurs dépassements pour remonter en 3e position. Il va même menacer Huff pour la 2e place, alors qu’en tête, James Nash creuse régulièrement l’écart et va s’imposer devant Huff et Nykjaer. Muller termine 7e et augmente encore son avance au championnat à l’issue de ce week-end.

Crédit photo : WTCC

GP2 – Grande-Bretagne C2 : Lancaster première

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Pour la deuxième manche en GP2 Series, le God Save The Queen a une nouvelle fois sonné sur le circuit de Silverstone. C’est Jon Lancaster qui s’impose à domicile devant l’Indonésien Ryo Haryanto et un autre Anglais, James Calado. Le leader du général Stefano Coletti termine seulement 10e au terme d’un week-end à oublier. Il se console en préservant les commandes du championnat.

Chez les Français, Tom Dillmann termine 6e alors que Nathanaël Berthon a abandonné.

Crédit photo : GP2

GP3 – Grande-Bretagne C2 : Venturini l’emporte

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Giovanni Venturini a remporté la deuxième course des GP3 Series disputée sur le tracé de Silverstone. Parti en pole en vertu de la règle de la grille inversée, le pilote italien du Trident Racing a mené jusqu’au bout et devient le 6e vainqueur différent en 6 courses en 2013. Il devance le local Yelloly et le Suisse Alex Fontana.

Crédit photo : GP3

ERC – Ypres Étape 2 : Le grand huit de Loix

Freddy Loix a totalement maîtrisé son sujet dans cette deuxième journée du rallye d’Ypres qui faisait escale sur les routes du Nord de la France. Bryan Bouffier est un solide 2e et Craig Breen a profité de la violente sortie de Paddon pour récupérer la 3e marche du podium malgré une grosse alerte dans une ultime ES cataclysmique.

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Bienvenue en France

L’escale française de l’épreuve belge de l’ERC était très attendue. Pour plusieurs pilotes, les routes du Nord Pas de Calais ont offert un grip bien meilleur que les spéciales belges, traditionnellement très piégeuses. Demandez à Aigner, parti sur un peu large dans un virage.

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Une différence que n’a pas spécialement ressenti le leader Freddy Loix. Le Belge a su dompter sa Fabia S2000 tout au long de cette deuxième étape et a contrôlé le retour d’un Bryan Bouffier offensif depuis le matin.

Parti avec 1’36 » de retard ce matin, Bouffier n’a pu combler que quelques secondes sur la Skoda de Loix avant la dernière boucle de la journée. Craig Breen, malgré un tout-droit dans l’ES14, prend le dernier accessit du podium, suite aux déboires de Paddon et de sa Ford Fiesta.

Paddon sort fort

ES14, sur une portion en 6e, donc à haute vitesse, la Fiesta de Paddon est sortie de la route assez violemment. Abandon pour le Néo-Zélandais qui avait montré de très belles choses jusque là. Plus de peur que de mal au final, mais une désillusion pour Hayden Paddon.

Avant le dernier run de la journée, Loix possédait 1’32 » de marge sur Bouffier, lui-même 29″5 devant Breen

Dernière ES hécatombe

Jusque dans la dernière spéciale, rien n’avait bougé pour le podium. C’est la lutte pour la 4e place qui focalisait toutes les attentions. Moins de 13″ séparaient Vanneste 4e, de Kobus 6e. Mais les choses se sont précipitées dans l’ultime tronçon chronométré.

Vanneste est rapidement porté arrêté, et on apprend que sa voiture est en feu. Et ce n’est pas fini, puisque Pajunen voit aussi sa monture partir en fumée.
Autre victime, Craig Breen, sorti un peu large, et coincé hors de la route. Les spectateurs vont finalement remettre la voiture sur le bon chemin. L’ES sera finalement annulée par les commissaires face à ce véritable chaos, et le classement final mettra de longues minutes à arriver

Loix remporte au final le rallye devant Bouffier et Breen. C’est son 8e succès sur ses terres belges. Une bien belle façon de conclure un rallye épique de bout en bout !

Crédit photo : ERC