ZapAuto 29/03

Au menu de ce dernier ZapAuto du mois de mars, retour sur la F1 en Malaisie et le raté incroyable de Lewis Hamilton qui se trompe de stand. Vous pourrez aussi revoir le duel acide entre Vettel et Webber. N’oublions pas le crash Denny Hamlin-Joey Logano en Nascar à Fontana.

Le meilleur de l’actu conso est aussi au programme avec des vidéos de Porsche, Mercedes ou Aston Martin.

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Jaguar XKR-S GT

Déjà très rebelle, la XKR-S se voit pourvue d’une carrosserie spécifique pour cette version GT

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C’est donc extérieurement que cette Jaguar change. Capot avant modifié, lèvre avant, petits déflecteurs pour le flux d’air, mais surtout un énorme aileron arrière. Réalisé en fibre de carbone, il génère un appui de 145 kg à 300 km/h. Un diffuseur vient compléter cette attirail extérieur de très belle facture.

Trains roulants revus

Les ingénieurs Jaguar ont aussi retravaillé les suspensions (ressorts et amortisseurs), et élargit les voies. Un autre ajout fera le bonheur des férus de sorties circuit : les freins carbone/céramique, une première pour Jaguar.

Côté moteur par contre, on reste sur le V8 de 550 ch embarqué sur la XKR-S de « base ».

Crédit photo : Jaguar

Dodge Charger SRT8 392

La Charger symbolise en partie ce qui fait la renommée des sportives américaines : un bon gros V8, une caisse massive … Bref, c’est l’Amérique !

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La Charger a connu la gloire dans les années 70, notamment grâce au film Bullit. En 2013, la berline a bien grossi. Et a pris quelques chevaux. 477 ch pour cette édition spéciale produites à 392 exemplaires, sortis du V8 6,4 l HEMI.

Ce V8 est « à l’ancienne ». Deux soupapes par cylindres, un seul arbre à cames central, ce qui implique les culbuteurs ! Cette solution technique se retrouve aussi sur la nouvelle Corvette et semble donc toujours pérenne dans les sportives américaines. Cette grosse bébette sera vendue au prix de 48.490$ de l’autre côté de l’Atlantique.

Crédit photo : Dodge

Duels d’équipiers : une vieille rangaine

On a vu ce week-end en F1 que le duel entre équipiers peut parfois mal se passer. Vettel a ignoré les consignes et en conférence de presse, le champion du monde et Mark Webber sont restés courtois. L’Australien avait quand même adressé un doigt d’honneur à son équipier après la manoeuvre : Cliquez ici pour revoir le doigt d’honneur de Webber à Vettel.
Pourtant les mots et les actes ont été plus virulents dans l’histoire de la F1. Retour sur ces duels de légende au destin parfois tragique.

Senna-Prost : le plus mythique

Qui dit duel d’équipiers en F1, dit forcément duel entre Ayrton Senna et Alain Prost. Les deux hommes se retrouvent chez McLaren en 1988. Prost fait partie de la maison depuis 1984 (en ayant même débuté en F1 chez l’écurie de Woking en 1980, avant de rejoindre Renault). Senna s’est révélé depuis trois saisons chez Lotus comme un concurrent pour le titre mondial, mais ne bénéficiant pas du meilleur matériel possible.

On annonce le duo comme imbattable, c’est le cas. 1988 voit les McLaren MP4-4 remporter 15 des 16 courses. Senna est champion du monde grâce à un plus grand nombre de victoires. La saison s’est bien déroulée, hormis un petit accro au Portugal où Senna tasse Prost dans la ligne droite des stands. Le Brésilien s’excuse après la course et tout rentre dans l’ordre.

Pour Senna, Prost a toujours été une référence à battre. En 1989, le début de saison est à l’avantage du Français. Face à la tension qui monte, Ron Dennis et les pilotes scellent un pacte pour Imola. Pas d’attaque avant le premier virage pour éviter un accrochage. Au départ, tout se passe bien, mais après le terrible crash de Berger à Tamburello, un nouveau départ est donné. Et là, alors que Prost est mieux parti, Senna attaque le Français et passe en tête.

Senna gagne, Prost se sent trahi, tant par McLaren que par le Brésilien. Ron Dennis mettra les choses à plat lors d’une séance d’essais suivant le GP, et Prost va révéler que Senna est tombé en larmes lors de cette mise au point.
Furieux que cela soit sorti du cadre de l’écurie, Senna se justifie en estimant que le pacte ne s’appliquait qu’au premier départ. Mais pour le Brésilien, la trahison de Prost et ses révélations à Johnny Rives sont inacceptables. La rupture est consommée.

Toute la saison se déroule au rythme du duel Senna-Prost, avec une ambiance délétère. On apprend que Prost quittera McLaren en 1990 pour rejoindre Ferrari. Et survient le fameux épisode de Suzuka 1989, où les deux pilotes s’accrochent. (Cliquez ici pour revivre le GP du Japon 1989)

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Prost abandonne, Senna repart, gagne même la course mais est disqualifié pour avoir coupé la chicane pour reprendre la piste. Ayrton accuse Balestre, président de la FIA de favoriser Prost (la « mafia française » selon lui). Le Français quitte McLaren sur un 3e titre, mais avec la sensation que l’écurie était tournée en faveur de Senna.

Le Brésilien rumine sa défaite tout au long de 1990, où l’on voit un semblant de réconciliation à Monza (la fameuse poignée de main en conférence de presse). Mais à Suzuka, il sort Prost dans le premier virage, et cette fois, c’est lui qui devient champion du monde. (Cliquez ici pour revivre le GP du Japon 1990)

L’interview d’Alain montre tout son écoeurement envers Senna.

Les deux hommes se réconcilieront tout de même en 1993, avant le décès tragique d’Ayrton en 1994.

Villeneuve-Pironi, quand l’amitié se brise sur un circuit

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Ils étaient les meilleurs amis du monde. En faisant équipe chez Ferrari, leur avenir paraissait radieux. En 1982, Gilles Villeneuve et Didier Pironi font face à la Renault de Prost. Le Français domine en début de saison. À Imola, les Ferrari sont les plus fortes, et voyant la course gagnée, ordre est intimé aux deux pilotes de sauvegarder le résultat. Villeneuve est alors en tête devant Pironi.

Le Français va cependant attaquer le Canadien. Villeneuve pense que c’est une façon de donner du spectacle aux tifosi, et joue le jeu, mais Pironi ferme la porte dans le dernier tour. Il gagne devant Villeneuve qui ne comprend pas l’attitude de son équipier. Le Canadien refuse de célébrer le doublé sur le podium. Son expression en dit long.

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Les deux amis quittent Imola fâchés, Villeneuve parlant même de vengeance.

Au GP suivant à Zolder, Gilles se tue dans un accrochage avec Mass, alors qu’il voulait surpasser le temps de Pironi aux essais. C’est un vrai choc pour la F1. Didier est très affecté, mais poursuit tout de même la saison, jusqu’à son terrible crash de Hockenheim, où il est proche d’être amputé des deux jambes. Il ne remontera jamais dans une F1 en course, et trouvera la mort dans un accident de off-shore en 1987. Tragique fin pour une amitié que l’on pensait indestructible.

Mansell-Piquet, la guerre des mots

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En 1986, Nigel Mansell est rejoint chez Williams par un double champion du monde, Nelson Piquet. Très vite, le Brésilien se rend compte que Williams est plus en phase avec le pilote britannique qu’avec lui. Si la première saison se passe bien sur la piste, en dehors, les deux équipiers ne s’apprécient pas du tout.
Les petites phrases sont monnaie courante. Mansell est certes plus rapide que Piquet, mais un peu plus sanguin aussi, ce qui lui coûte parfois quelques résultats, et en 1986, il perd le titre face à Prost lors du dernier GP à Adélaïde.

En 1987, les Williams-Honda sont au-dessus du lot. Le titre se jouera entre Piquet et Mansell. Malgré son crash effrayant à Imola qui lui a laissé des séquelles, Nelson fait la course en tête au championnat. À Suzuka, il domine les essais qualificatifs. Nigel tente le tout pour le tout pour arracher la pole, mais se pulvérise contre le rail de sécurité.

Vertèbre fracturée pour l’Anglais, il ne pourra pas participer au GP et Nelson est assuré du titre. Le Brésilien aura cette petite phrase restée célèbre : « C’est la victoire de l’intelligence sur la bêtise. » Les deux hommes ne se sont que très rarement adressés la parole depuis, mais ont été réunis par Ford Brésil pour une pub en janvier. Comme quoi !

D’autres exemples peuvent être retenus. Prost et Mansell en 1990 n’ont jamais fait étal d’une grande complicité. Surtout quand Nigel met Prost dans le mur au départ à Estoril, lui faisant sans doute perdre ses chances de titre mondial

La petite guerre interne Webber-Vettel avait déjà été entrevue en Turquie en 2010, et elle vient sans doute de connaitre un nouveau tournant dimanche.

Nascar – Fontana : Busch gagne, Hamlin et Logano se sortent

EDIT 25/03, 21h44 : Fracture de compression de L1 diagnostiquée pour Hamlin.

EDIT 23h40 : Hamlin est « alerte et conscient » mais est transporté à l’hôpital pour une évaluation. Joey Logano déclare qu’il ne regrette pas avoir piloté ainsi, que ce soit sur Stewart ou Hamlin.

Kyle Busch remporte une course de Fontana extrêmement hachée et marquée par le final incroyable entre Hamlin et Logano. Les deux ennemis se sont sortis dans le dernier virage alors qu’ils étaient en tête. Hamlin a été évacué en ambulance suite au crash, mais est sorti seul de sa voiture.

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Keselowski et Biffle à l’arrière

Avant le départ, Keselowski et Biffle ont changé leur moteur Ford. Les deux partiront donc de l’arrière du peloton. Au drapeau vert, Hamlin le poleman se fait passer par Kyle Busch qui va prendre rapidement les commandes. Alors que l’an passé, la course avait été fluide, les premières interruptions vont vite survenir.

David Stremme va partir en tête-à-queue, provoquant le premier yellow flag, puis juste après le restart, Timmy Hill va casser son moteur. Sur l’huile de Hill, Kahne, Gordon, Kurt Busch, Keselowski ou encore Clint Bowyer vont glisser et frotter copieusement le mur extérieur. Plusieurs têtes d’affiche sont déjà en difficulté, mais ils pourront repartir après un passage par les stands. Au restart, Joey Logano vient se mêler à la lutte pour la première place. On est au 45e tour.

Harvick flashé

Au premier arrêt sous drapeau vert, tout se passe bien pour les leaders, sauf pour Kevin Harvick, chronométré trop vite dans la voie des stands. Pénalité pour la 29. Devant, Stewart mène mais doit s’arrêter. C’est Kyle Busch qui reprend les commandes de la course au 76e tour.

Un nouveau yellow flag va intervenir au 91e tour pour une touchette de Gordon sur le mur, ayant projeté des débris. Kyle Busch voit son petit matelas d’avance anéanti. Hamlin repart premier au drapeau vert.

Les victimes de l’huile de Hill souffrent

Kyle Busch reprend son bien très vite et les positions se figent durant une vingtaine de tours, avant que Nemechek crève et tape le mur. Drapeau jaune à 84 tours du but. Earnhardt Jr. perd beaucoup de temps dans les stands, soucis d’écrous tombés.

Pour les pilotes victimes de l’huile de Hill en début de course, la situation n’est pas des meilleures. Kurt Busch est à un tour, Keselowski lutte en 16e place … Cet avatar du début d’épreuve handicape fortement ces pilotes, alors que la Toyota 18 de Busch relance en tête à 75 tours de l’arrivée, avant que Logano ne lui grille la politesse dans la foulée.

Pari à deux pneus

Nouvelle interruption quand Ambrose crève et répand des débris. Passage par les stands pour tout le monde et Keselowski, Bowyer, Kenseth et Stewart vont faire la pari de ne prendre que deux pneus. Ces quatre là vont remonter dans la hiérarchie, avec Stewart en tête au restart. Sauf que la stratégie ne fonctionne pas longtemps pour Smoke et Kyle Busch repasse en tête à 50 tours du but.

Le peloton s’énerve en vue de l’arrivée

Après un arrêt sous drapeau vert, Busch possède 5″ d’avance sur Harvick, mais Ambrose provoque encore une interruption. Restart (avec un Logano agressif sur Harvick !) et … drapeau jaune, Mark Martin est sorti. Comme on dit en Nascar, les drapeaux jaunes appellent les drapeaux jaunes. Il reste alors 20 tours.

Busch, Logano, Kahne sont aux avant-postes. La bataille fait rage un peu partout jusqu’au moment où Bowyer provoque une interruption. La fumée qui s’échappe de la Toyota 15 du MWR est importante, et on ne voit pas Bowyer sortir. Mais finalement, il s’extrait sans bobo de sa voiture. Nouveau restart à venir.

Hamlin et Logano se sortent

Logano, très chaud décidément tasse Stewart au restart. Busch prend la tête mais Hamlin et Logano repassent. Ces deux-là ont un contentieux depuis Bristol, et ce qui devait arriver arriva. Dans le dernier virage les deux voiture se touchent. Hamlin tape très fort à l’intérieur et Logano finit dans le mur extérieur. Kyle Busch gagne devant Dale Jr. et Kurt Busch.

Petite inquiétude pour Hamlin, transporté en ambulance. Le pilote de la Toyota 11 est toutefois sorti seul de sa voiture. Mais les affaires de Logano ne sont pas finies, car Stewart vient lui dire sa façon de penser après sa manoeuvre du dernier restart. Les mécanos séparent tout le monde.

Encore une arrivée incroyable. Vous serez tenus au fur et à mesure de l’état de santé de Denny Hamlin.

Crédit photo : Joe Gibbs Racing

IndyCar – StPetersburg : Hinchcliffe opportuniste

C’est le week-end des reprises. Après le WTCC, c’est au tour de l’IndyCar de reprendre sur le tracé de St-Petersburg. Et c’est James Hinchcliffe qui s’est imposé au terme d’une course émaillée comme toujours en Indy de nombreux accrochages.

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De Silvestro se loupe, Power prend la tête

Au drapeau vert, le poleman Will Power s’élance impeccablement alors que derrière Simona de Silvestro perd deux places. Les positions sont les suivantes : Power, Sato, Hinchcliffe, Castroneves, De Silvestro et Tristan Vautier. Le jeune Français dispute sa première course dans la catégorie reine de l’Indy et débute plutôt bien.

Pour les autres Français, le début de course est moins bon. Bourdais est 15e, Pagenaud 23e.

Franchitti dans le mur

Dario Franchitti est le premier pilote à provoquer une interruption après être allé visiter le mur. Castroneves prend le meilleur sur Power au restart, mais quelques temps plus tard, Hildebrand va se frotter à Saavreda et partir en tête-à-queue. Nouvelle interruption.
Simon Pagenaud est alors contraint à l’abandon. En tête, le leadership change à nouveau au restart avec James Hinchcliffe qui subtilise la première place à Will Power.

Au moment où les leaders passent par les stands, des débris provoquent un nouveau drapeau jaune. Après le restart, Servia mène mais doit passer par les stands. La course se calme quelque peu, mais les dépassements continuent et Vautier se retrouve 4e avant de devoir renoncer.

Contact Power – Hildebrand sous drapeau jaune

Suite à un drapeau jaune provoqué par Saavedra, le peloton se regroupe et Will Power et James Hildebrand vont quelque peu se frotter. Le dernier cité termine dans le mur et Power doit repasser par les stands. Dernier restart.

Castroneves fait l’erreur de trop

Drapeau vert et …. Castroneves est trop large dans le premier virage ! Hinchcliffe n’en demandait pas tant et prend la tête devant Castroneves, De Silvestro, Kanaan et Andretti. Ce dernier va revenir en 3e position alors que Hinchcliffe franchit la ligne en vainqueur.

Bourdais termine 11e. Prochaine course le 7 avril.

Crédit photo : IndyCar

WTCC – Monza : Coup double pour Muller

Le WTCC faisait son grand retour ce week-end avec la manche d’ouverture sur l’Autodrome de Monza. Yvan Muller, triple champion du monde, a remporté la première course avant de s’imposer également en seconde manche.

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Muller malgré la pluie

La pluie était de la partie lors de la première manche. La course a démarré sous régime du safety-car. Poleman, Muller a contrôlé durant toute la course les deux autres Chevrolet de Chilton et MacDowall. Un joli triplé des Chevy non-officielles il faut le rappeler, le constructeur américain s’étant retiré fin 2012.

Derrière, la lutte a été intense. Le régional d’Aste sort au 4e tour dans Ascari et termine sa course dans les barrières. Le champion sortant Rob Huff, parti des stands suite à un ennui mécanique, a effectué une magnifique remontée pour accrocher la 6e place.

Muller était le plus fort

Parti 9e avec la grille inversée, Muller n’a pas fait de détail en deuxième manche. Il gagnait cinq places d’entrée avant de revenir sur le duo Nykjaer-Tarquini. La Chevrolet passe facilement et Muller file tout droit vers une victoire aisée. Pour la deuxième place, la lutte entre Nykjaer et Tarquini fut splendide et c’est Nykjaer qui termine 2e devant la Honda de Tarquini.

Crédit photo : Sport Auto