Coup d’Oeil dans le Rétro F1 : Allemagne 2000 : La première de Rubinho

En ce dimanche 30 juillet, toute l’Allemagne n’a d’yeux que pour le héros Schumacher, alors en route vers son premier titre mondial acquis avec Ferrari, son 3e titre au total. Mais les circonstances de course, les plus variées et inattendues, vont faire émerger Rubens Barrichello, auteur ici de sa première victoire en F1.

Au départ, on retrouve Coulthard en pole devant Schumacher et Fisichella. Ces trois-là vont dès l’extinction des feux changer la donne de la course. Coulthard s’élance très mal tout comme Schumacher et Fisico. Hakkinen, 4e sur la grille prend la tête au premier virage, alors que Coulthard tente de protéger son coéquipier d’un retour de la Ferrari de Schumacher. Ce dernier se déporte et s’accroche avec Fisichella. Abandon pour les deux pilotes, et surtout élimination de deux prétendants sérieux à la victoire.
Durant la première partie de la course, rien de bien passionnant se déroule aux avant-postes, où les deux McLaren s’envolent sans problème. C’est derrière que l’action se situe. Parti 18e, Barrichello entame une formidable remontée et réussit à prendre la 3e place à Jarno Trulli. Quelques tours après, un événement surprenant va avoir lieu.

Manifestation inattendue

Le drapeau jaune est déployé alors qu’une personne se trouve sur le circuit. C’est un ancien employé de Mercedes qui avait des soucis de santé, et à qui, selon lui, on avait proposé un travail qu’il ne pouvait pas effectuer. De ce fait, Mercedes l’avait licencié pour inaptitude physique. L’employé avait 20 ans de maison et comptait bien sur le GP pour montrer son indignation. La voiture de sécurité entre alors en piste le temps d’évacuer le protestataire. Du coup, la course se voit totalement relancée, avec l’avantage des McLaren anéanti.
Un autre rebondissement va se produire dans la foulée. La panneau de la Safety Car a été déployé, et certaines voitures ont pu rentrer de suite aux stands, mais pas d’autres. La principale victime se nomme Coulthard. En effet, impossible pour l’écurie de faire arrêter les deux monoplaces en même temps, et Hakkinen, alors en tête, bénéficie théoriquement de la primauté de l’arrêt. Lorsque tout le monde s’est arrêté, Hakkinen mène devant Trulli et Barrichello.

Et la pluie vint

Il était dit que ce GP serait animé. La course a repris depuis quelques tours que les premières gouttes de pluie tombent sur Hockenheim. La plupart des pilotes rentrent pour chausser les pneus pluie, sauf Barrichello, Frentzen, Coulthard et Zonta. Trulli va écoper d’un stop&go de 10s pour avoir doublé sous drapeau jaune et va ainsi voir sa course ruinée. Le coup de poker de Ferrari va se révéler payant pour Barrichello. Si Hakkinen lui reprend du temps dans les parties où la piste est humide, la Ferrari est plus forte sur les zones sèches. Le Brésilien va résister au retour de Hakkinen et Coulthard, qui aurait sans doute gagné sans son arrêt reporté lors des premières salves après l’intervention de la Safety-Car. Barrichello est le premier Brésilien depuis Ayrton Senna a remporter un GP. Un Barrichello très ému sur le podium. Sans doute l’une des plus belles courses de 2000 !

En route pour le « Magic Mile » de Loudon

Après la deuxième course très animée de Daytona dimanche dernier, la Nascar se rend dans le New Hampshire sur le fameux Magic Mile de Loudon. Présentation.

Long de 1,058 mile, l’ovale de Loudon a accueilli sa première course de Nascar en 1990. L’inclinaison progressive des virages a été réalisée en 2002. Dans sa partie basse, l’ovale est incliné à 4° pour monter jusqu’à 7° dans sa partie haute. Cette décision a été prise par la Nascar afin d’accroître les performances des voitures sur ce circuit. C’est aussi après une course à Loudon que la règle du free-pass a été instaurée en 2003, après l’incident survenu avec Dale Jarrett.

C’est Jeff Burton qui détient le record de succès sur ce tracé avec 4 victoires. Et après sa 2e place à Daytona dimanche, Burton pourra-t-il confirmer ce bon résultat ?

Grand Prix de Grande-Bretagne : Webber entre les gouttes

C’est au terme d’une course disputée dans des conditions sèches que Mark Webber remporte le GP de Grande-Bretagne 2012. Il devance Alonso et Vettel.

Du soleil ! Les organisateurs et les pilotes ne devaient plus y croire, tant il a plu ce week-end à Silverstone. Après des qualifs dantesques où Alonso avait décroché de main de maître la pole position, tous les regards étaient tournés vers le ciel dimanche. Finalement la pluie aura épargné la course.
Avec un pari de partir en pneus durs, Alonso se devait de conserver l’avantage acquis samedi avec sa pole. Ce qui était effectué avec autorité au premier virage devant Webber, Schumacher et Massa. Derrière Raïkkönen attaque d’emblée Vettel et Grosjean se montre aussi très pressant derrière DiResta. Un contact entre la Lotus et la Force India envoyait cette dernière en toupie après une crevaison. Course terminée pour l’Anglais à domicile.

Alonso contrôle, Massa attaque

Devant, Alonso réussit à prendre ses distances avec Webber malgré ses enveloppes dures. Massa, quand à lui, se débarrasse de Schumacher. Les Ferrari en tir groupé aux avant-postes d’un GP cela faisait bien longtemps. Le premier arrêt a vu Vettel reprendre la 3e place au détriment de Massa, alors que Alonso s’est maintenu facilement devant Webber.
Rien de bien tranchant jusqu’au deuxième arrêt où les stratégies inversées entre Alonso et Webber pouvaient jouer un rôle dans la fin de course.

Webber en finisheur

On a pu penser que les gommes tendres d’Alonso allaient lui permettre de prendre un peu d’avance sur la RedBull et de résister en fin de course. Pari perdu, Webber dépassait facilement Alonso au 48e tour. Vettel prenait la 3e place devant un Massa retrouvé. Tir groupé des Lotus, avec Raïkkönen 5e et Grosjean 6e, qui malgré son arrêt précoce après un contact avec DiResta (changement d’aileron avant) a effectué une superbe remontée. Comme souvent, c’est au milieu du peloton que la bagarre s’est révélée intense. Perez et Maldonado s’accrochaient (abandon du Mexicain et amende pour le Vénézuélien) et Kobayashi a surestimé son arrivée dans son stand pour son 2e arrêt, fauchant ses mécanos. Plus de peur que de mal, et des blessures légères pour les mécanos de Sauber.
Grosse, voire immense déception pour les McLaren. Hamilton a perdu gros dans son deuxième relais où il dût repasser au bout de 7 tours par les stands, les pneus tendres étant d’une inefficacité incroyable sur la Flèche d’Argent. Son coéquipier Button ne fût pas en verve non plus. Eliminé en Q1, Jenson n’a pu que terminer 10e. Les monoplaces de Woking sont désormais en retrait du quatuor RedBull-Ferrari-Lotus-Mercedes. Une réaction est attendue par Hamilton qui reste en course pour le titre.

Classement via autosport.com :

1. Webber Red Bull-Renault 1h25:11.288
2. Alonso Ferrari + 3.060
3. Vettel Red Bull-Renault + 4.836
4. Massa Ferrari + 9.519
5. Raikkonen Lotus-Renault + 10.314
6. Grosjean Lotus-Renault + 17.101
7. Schumacher Mercedes + 29.153
8. Hamilton McLaren-Mercedes + 36.463
9. Senna Williams-Renault + 43.347
10. Button McLaren-Mercedes + 44.444
11. Kobayashi Sauber-Ferrari + 45.370
12. Hulkenberg Force India-Mercedes + 47.856
13. Ricciardo Toro Rosso-Ferrari + 51.241
14. Vergne Toro Rosso-Ferrari + 53.313
15. Rosberg Mercedes + 57.394
16. Maldonado Williams-Renault + 1 lap
17. Kovalainen Caterham-Renault + 1 lap
18. Glock Marussia-Cosworth + 1 lap
19. Pic Marussia-Cosworth + 1 lap
20. De la Rosa HRT-Cosworth + 2 laps
21. Karthikeyan HRT-Cosworth + 2 laps

Retour sur l’ovale de légende ce week-end : Daytona

Pour la 2e fois de la saison, la Nascar se rend sur le mythique ovale de Daytona. Un lieu chargé d’histoire, où les courses sont toujours passionnantes !

Daytona. Rien que ce mot fait revenir dans l’imaginaire des fans de sport mécanique des images inoubliables. Certes le rendez-vous de juillet est moins connu que la course d’ouverture des saisons de Nascar, mais cela va permettre de refaire une petite présentation de cet ovale.

2,5 miles de légende !

31° d’inclinaison dans les virages, 18° sur la ligne d’arrivée et 2° dans la ligne droite opposée, le tout sur près de 4 km de développement.

Daytona est un monstre. Un vrai super-speedway décrié ces dernières années pour les courses à deux, mais où l’action est quasiment toujours au rendez-vous. La Nascar fait tout pour garder le spectacle sur ce tracé, l’une des deux courses avec Talladega où sont utilisées les restrictor-plates pour ralentir les voitures.

Du rire aux larmes

Une victoire aux 500 miles de Daytona est un objectif immuable dans la carrière de tout pilote qui veut percer dans la Nascar. Bien des carrières se sont lancées par un bon résultat sur l’ovale floridien, mais trop de drames ont également eu lieu. Comment ne pas évoquer Dale Earnhardt père, décédé dans un crash dans le denier virage du Daytona 500 en 2001. Ce jour-là, comme écrivait AutoHebdo il y a quelques temps, reste comme un 1er mai 1994 aux USA. Le 1er mai 1994, Ayrton Senna perdait la vie à Imola et la F1 ne fut plus jamais la même. Après le 18 février 2001, la Nascar ne fut plus tout à fait la même avec la mort de l’idole.

Dimanche les pilotes de la Sprint Cup Series 2012 s’élanceront pour succéder au palmarès du Coke Zero 400 à David Ragan, vainqueur de la course estivale de Daytona en 2011.

Coup d’Oeil dans le Rétro F1 : Grande-Bretagne 1988

Pour ce Coup d’Oeil dans le Rétro consacré au GP de Grande-Bretagne, revenons sur l’édition 1988. Disputée sous un vrai déluge, elle aura permis de mettre une nouvelle fois en lumière les qualités d’attaque de Nigel Mansell, le vrai héros de cette course.

Sur la première ligne de ce GP de Grande-Bretagne 1988, on retrouve les deux … Ferrari ! Oui, les McLaren-Honda pourtant intouchables depuis le début de saison ne trustent pas les deux places préférentielles. Et même au départ, les McLaren semblent plutôt en difficulté, comme en témoigne le départ manqué de Prost. Devant, Berger mène devant Alboreto et Senna, le maître de ces conditions.
Le Brésilien va très vite se porter en 2e position en dépassant Alboreto dans le premier tour, avant de s’attaquer à Berger. Le pilote McLaren une fois en tête ne sera plus rejoint et empochera ce jour-là une victoire assez facile. Mais c’est derrière que l’action va se dérouler avec un Mansell des grands jours.

Go full throttle !!!

Parti seulement 11e, Mansell va fendre le peloton pour remonter un à un ses adversaires. Le pilote Williams possède pourtant cette année là d’une monoplace bien en deçà des top teams. En effet, Honda ne motorise plus la Williams qui doit se contenter d’un moteur Judd moins performant que les Honda des McLaren ou les V6 Turbo Ferrari. En 1987, Mansell jouait le titre mondial face à son coéquipier Piquet, en 1988, il ne peut que jouer les places d’honneur.
Au bout d’une course monumentale, Mansell terminera 2e. Le tout au prix d’une attaque de tous les instants mais aussi d’une gestion des pneus intelligente sur une piste s’asséchant au fur et à mesure des tours. Un GP peut-être oublié par certains, mais pas par les connaisseurs tant la performance de Mansell reste exceptionnelle !