Le Kentucky accueille la Nascar ce week-end

Après la première course routière de l’année la semaine dernière, la Nascar revient à la « normale » en se rendant sur l’ovale du Kentucky.

L’ovale du Kentucky Speedway développe 1,5 mile (2,4 km) et a été construit entre 1998 et 2000, donc l’un des derniers ovales réalisés dans le but d’accueillir les courses américaines. Mais des soucis juridiques ont pendant de nombreuses années empêché la tenue d’une course de Nascar. Ce n’est que l’an dernier que la Sprint Cup Series s’est rendue pour la toute première fois sur ce tracé.
De plus en 2011, la pluie était venue se mêler à la fête, les organisateurs devant annuler les qualifs. On espère que cette fois le temps sera clément pour connaître le successeur de Kyle Busch et sa Toyota Joe Gibbs au palmarès.

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Ferrari peut-elle tenir la cadence ?

La victoire superbe de Fernando Alonso dimanche à Valence relance une fois de plus la Scuderia Ferrari. Si le titre mondial constructeurs parait impossible à atteindre, les Rouges resteront-ils dans le rythme pour permettre à Alonso d’être à nouveau titré ?

Que ferait Ferrari cette année sans Alonso ? Si Felipe Massa a encore une fois joué de malchance, Alonso a réussi un vrai coup de maître à Valence en profitant il est vrai de l’abandon prématuré de Vettel juste après l’intervention de la voiture de sécurité.
Il faut toujours un brin de réussite pour faire un champion. Alonso en bénéficie cette année, que ce soit en Malaisie ou ici à Valence, mais il ne faut pas enlever au pilote espagnol son formidable sens de l’attaque et sa détermination sans faille. La question qui reste désormais est celle de la capacité de Ferrari à poursuivre son retour au premier plan.

Rester au niveau

En début de saison, la Scuderia était au fond du trou. Malgré la victoire d’Alonso en Malaisie dans des circonstances favorables, les Rouges sont loin du niveau de RedBull et surtout de McLaren, épouvantail du début de l’année. C’est sans compter sur la capacité de réaction de Maranello. Petit à petit Ferrari fait évoluer sa F2012, avec notamment de nouveaux échappements. Les résultats recommencent à revenir et dès le premier GP européen à Barcelone, Ferrari revient dans les prétendants à la victoire. Elan confirmé lors des courses suivantes à Monaco et au Canada, puis avec la 2e victoire d’Alonso cette année à Valence.
Ferrari est l’écurie qui a le plus progressé depuis le premier GP. Mais ils sont partis de très loin. On imagine mal RedBull, McLaren, Mercedes ou Lotus stagner. Les Rouges sont dans la bonne direction mais doivent poursuivre leurs efforts, impulsés par Nikolas Tombazsis et toute l’équipe technique de Maranello, pour que Fernando Alonso puisse espérer jouer le titre mondial jusqu’au bout.
Une chose est sûre, Ferrari ne restera pas inactive et essaiera toujours d’être à la tête des débats. La formidable capacité d’entraînement d’Alonso demeure également un atout sans faille pour l’écurie italienne. Le prochain GP à Silverstone confirmera-t-il cela ? A voir le 8 juillet !

Première course routière de la saison en Nascar

Le Sonoma Raceway accueille dimanche la première course routière de la saison 2012 de Nascar. Un rendez-vous particulier pour les pilotes, plus habitués à rouler sur des ovales que sur un tracé routier.

Le Sonoma Raceway (anciennement Infineon Raceway) se situe en Californie.

La Nascar y est venue pour la première fois en 1989. La version utilisée par la Nascar est connue sous le nom de « The Chute ». Ce tracé plus court que le circuit complet de Sonoma, emprunte une partie où se situe notamment le virage 4a, qui précède la ligne droite appelée The Chute.
Jeff Gordon est le pilote plus victorieux sur ce tracé californien (5 victoires), mais aussi le pilote ayant réalisé le plus de poles, de Top 5 et de Top 10. Le pilote de la Chevrolet 24 de chez Hendrick Motorsports ajoutera-t-il une 6e ligne à ce palmarès impressionnant ? Ou reverra-t-on Juan Pablo Montoya, toujours à l’aise sur ces tracés routiers, sur la Victory Lane de Sonoma, comme en 2007 ? Réponse ce week-end.

Coup d’Oeil dans le Rétro F1 : Valencia 2010

En écho au spectaculaire accident dont a été victime Anthony Davidson au Mans ce week-end (je vous rappelle deux fractures des vertèbres pour le pilote Toyota), je vais revenir sur l’accident similaire dont avait été victime Mark Webber en 2010 sur le tracé urbain du GP d’Europe à Valence.

Plus une action que le résumé d’un GP donc. En effet, les GP de Valence n’ont que trop rarement été très disputés. Après le crash violent de Davidson au Mans on ne peut que repenser à l’accident de Mark Webber en 2010.
Situation quasi identique : un pilote va prendre un tour à un autre, une mésentente et l’une des deux voitures décolle littéralement. Mark Webber avait décollé sur la roue arrière de la Lotus de Kovalainen, Davidson lui a vu sa Toyota TS030 s’envoler lorsque l’air s’est engouffré sous le fond plat. Ce n’est pas le premier accident de la sorte au Mans. L’an passé déjà, deux Audi avaient du abandonner suite à des accrochages avec des GT. Aucune corrélation par contre avec l’envol des Mercedes. Ici, c’est une instabilité aérodynamique et un manque d’appui sur l’avant qui en étaient la cause.

Dans tous les cas, aucun accident mortel n’est à déclarer; preuve que la sécurité en sport automobile a évolué dans le bon sens depuis de nombreuses années. Il reste peut-être à renforcer les baquets (mousse …) pour éviter les blessures dorsales dont sont souvent victimes les pilotes. Une évolution souhaitable !

La vidéo de l’accident de Mark Webber en 2010 :

Direction le Michigan pour la Nascar

Un petit détour par le Michigan pour les pilotes de la Nascar pour ce dimanche 17 juin. Un ovale qui fait partie des historiques de la compétition, mais un ovale sur lequel de nombreux, et parfois tragiques accidents, ont eu lieu.

Des accidents, tous les ovales et circuits de Nascar en connaissent et en connaîtront. La course en paquet est tellement imprévisible, qu’un même crash pourrait avoir des conséquences graves ou pas. La Nascar a fait beaucoup pour améliorer la sécurité des pilotes et des spectateurs depuis de nombreuses années. Et à voir les crashs de ces derniers temps, les efforts consentis ont été utiles.
Revenons sur notre ovale de la semaine. Avec un développement de 2 miles, des virages relativement inclinés (18°), le Michigan International Speedway est l’une des courses les plus rapides de la saison. L’autre caractéristique de la piste est sa largeur, qui permet souvent de se retrouver à plusieurs de front. L’ovale est situé près de Brooklyn, Michigan.

Pour 2012, l’ovale, qui a un temps appartenu à Roger Penske, a été resurfacé. Un gage de qualité pour les pilotes, mais comme on l’a vu dimanche dernier à Pocono, un resurfaçage change les habitudes et conduit parfois dans le mur, lorsque l’on est trop optimiste. Une nouvelle zone de camping a aussi été ajoutée près du virage 3. On espère une course disputée, qui fera oublier les accidents du miraculé Ernie Irvan en 1994 (sorti d’un terrible crash, on lui laissait 10% de chances de survie, 5 ans plus tard il gagnait sur ce même ovale du Michigan) ou du regretté Rick Baldwin en 1986. La course dimanche dès 19h sur ABMoteurs !

Hamilton superbe vainqueur du GP du Canada

Cette fois il a tenu bon. Lewis Hamilton est passé aux travers de toutes les embûches dressées sur sa route pour remporter le GP du Canada. Cette victoire fait de lui le 7e vainqueur différent en 7 sept courses disputées cette saison. Il devance Romain Grosjean et Sergio Perez.

Un début de course sage

Vettel parti en pole conserve facilement son bien au premier virage, qui, pour une fois au Canada, n’a pas été le théâtre d’un accrochage. Le champion du monde en titre devance Hamilton, Alonso, Webber. Le premier incident de course est à mettre au crédit de Felipe Massa qui part en tête-à-queue au premier virage dans le tour 6. Le pilote brésilien repart en 12e position. Le premier quart de la course est limpide, sans aucune tentative de dépassement chez les leaders.

Ferrari la meilleure aux stands

La première salve de ravitaillements va voir Fernando Alonso récupérer la première place pour un très court instant, le temps pour Hamilton de repasser la Ferrari dans a longue ligne droite du circuit. Mais Alonso a passé Vettel et se retrouve donc 2e. Hamilton pendant ce temps se construit une petite avance qui va culminer à un peu moins de 4s avant son 2e arrêt.
Les positions n’ont que peu évolué dans la deuxième moitié de la course. Grosjean, Raïkkönen, Perez et Kobayashi sont les pilotes qui auront gagné le plus de place avec une stratégie un peu différente des monoplaces de tête. En effet, chez Lotus et chez Sauber, on s’est arrêté un peu plus tard, et l’on a profité de l’avantage d’être parti en pneus « durs » pour Raïkko et Perez pour aller le plus loin possible.
Pour Schumacher en revanche, la course va être interrompue brutalement à cause d’un DRS bloqué en position ouverte. Impossible de continuer avec une monoplace ayant perdu beaucoup d’appuis aéro. Un nouvel abandon pour Schumi.

Alonso et Vettel perdent leur pari, Grosjean gagne le sien.

Alors que la fin de course approche, Lewis Hamilton, fort d’une petite avance passe aux stands pour son deuxième arrêt. Encore une fois, les mécaniciens de McLaren ne réussissent pas un bon changement de pneus et Lewis perd quelques secondes dans la manoeuvre. Une mauvaise habitude pour l’écurie de Woking, malgré les différentes modifications apportées, notamment au niveau des écrous de roues. Si bien que Alonso récupère la tête de la course devant Vettel, mais avec une avance montée à près de 10s sur Hamilton. Et le spectre d’une stratégie à un seul arrêt se dessine pour la Scuderia. Le GP pourrait-il échapper encore à Hamilton ?
La suite va néanmoins donner raison au pilote britannique. Les pneus de Vettel et Alonso s’effondrent complètement, et Hamilton reprend assez facilement la première position. C’est derrière que l’action va se passer pour les 10 derniers tours.
Ferrari décide de maintenir Alonso en piste, alors que Vettel repasse par la case stands pour un arrêt éclair. Si le pilote RedBull va tutoyer le mur des Champions de la dernière chicane, il réussira à revenir sur Alonso pour le passer à deux tours du but. Mais devant lui, deux larrons sont passés : Grosjean et Perez. La Lotus de Grosjean forte de son seul arrêt et de la bonne tenue de la monoplace dans les longs relais monte sur la 2e marche du podium, le meilleur résultat pour le Français en F1. Perez complète un podium inattendu, mais au combien sympathique. preuve que cette saison 2012 est complètement folle.

A noter la nouvelle mauvaise performance de Button. Problème mécanique lors des essais libres, mauvaise qualification et course difficile avec une stratégie décalée, Button termine 16e à un tour de son coéquipier Hamilton. Si Massa relève la tête chez Ferrari, Button semble couler depuis quelques courses, alors qu’on le donnait outsider sérieux pour le titre en début de saison. On espère revoir Jenson en meilleur posture dès le prochain GP !

Classement (via autosport.com)

1. Hamilton McLaren-Mercedes 1h32:29.586
2. Grosjean Lotus-Renault + 2.513
3. Perez Sauber-Ferrari + 5.260
4. Vettel Red Bull-Renault + 7.295
5. Alonso Ferrari + 13.411
6. Rosberg Mercedes + 13.842
7. Webber Red Bull-Renault + 15.085
8. Raikkonen Lotus-Renault + 15.567
9. Kobayashi Sauber-Ferrari + 24.432
10. Massa Ferrari + 25.272
11. Di Resta Force India-Mercedes + 37.693
12. Hulkenberg Force India-Mercedes + 46.236
13. Maldonado Williams-Renault + 47.052
14. Ricciardo Toro Rosso-Ferrari + 1:04.475
15. Vergne Toro Rosso-Ferrari + 1 lap
16. Button McLaren-Mercedes + 1 lap
17. Senna Williams-Renault + 1 lap
18. Kovalainen Caterham-Renault + 1 lap
19. Petrov Caterham-Renault + 1 lap
20. Pic Marussia-Cosworth + 2 laps

Pocono et son Tricky Triangle au menu du week-end Nascar

Après Dover et son Monster Mile la semaine dernière, la Nascar se rend sur un circuit atypique : Pocono. Son tracé de 2,5 miles en forme de triangle et ses virages plus prononcés qu’ailleurs rendent les courses souvent animées et ponctuées de crashs spectaculaires.

Pocono est situé à Long Pond en Pennsylvanie. C’est une piste réputée difficile pour les voitures. La Nascar y tient deux rendez-vous par an, mais aucun ne figure dans le Chase.

Les courses ont été critiquées par les fans et certains pilotes du fait de leur longueur initiale : 500 miles, comme sur la plupart des ovales de la saison. Certaines voix s’élevaient même pour retirer l’une des deux courses au profit d’un autre tracé. L’an passé, les deux courses annuelles ont été réduites à 400 miles.

2012 marque une évolution majeure de la piste de Pocono avec une surface rénovée. Les inclinaisons variées de cette piste restent toujours au programme : de 6° au virage 3 à 14° au virage 1. Pour on l’espère une course disputée et sans accrochage dangereux comme celui de 2010, impliquant Johnson, Busch, Allmendiger et Sadler. La course sera diffusée sur ABMoteurs dimanche à 19h. See ya’