La Nascar se rend au Kansas dimanche

La caravane de la Nascar pose ses roues sur le speedway du Kansas ce week-end. Cet ovale de 2,4 km de développement a été construit en 2001 et accueille depuis l’an dernier deux courses par an. Pour ce dimanche ce sera le STP 400, le Hollywood Casino 400 étant programmé pendant le Chase, le 21 octobre prochain.

En 2011, c’est Brad Keselowski qui avait imposé sa Dodge Charger de chez Penske lors cette première course du Kansas. Seulement la 2e victoire d’une Dodge sur ce tracé, qui réussit habituellement aux Chevrolet et surtout celles de la Hendrick Motorsport, puisque depuis 2001 et au cumul des courses du STP 400 et du Hollywood Casino 400, les Chevy Hendrick ont remporté 4 des 12 courses disputées sur l’ovale du Kansas. Les Ford ont aussi de bons résultats sur cette course, une lutte entre la Hendrick et la Roush Fenway parait plausible.
La course sera à voir sur ABMoteurs dimanche dès 19 heures.

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Bahrein : retour au tracé court et pneus en danger

Alors que le grand prix de Bahrein va finalement bien se dérouler dimanche prochain, petit focus sur le tracé de Sakhir. Cette année, on revient à l’ancienne configuration du circuit. Infos et schémas.

2004-2009 : la première période du grand prix de Bahrein. Un tracé dessiné par Hermann Tilke au milieu du désert, ce qui amène beaucoup de sable sur la piste. Avec un développement de 5,412 km, Sakhir se situe dans la moyenne du championnat.

Le tracé actuel de Sakhir

En 2010 pourtant, l’édition d’ouverture de la saison va se dérouler sur la version d’endurance du circuit. Le tracé passe alors à 6,299 km de développement, les ajouts se trouvant entre les virages 4 et 5 du circuit originel. Cette portion, très vallonnée et composée de neuf virages semble ne pas convenir aux organisateurs qui décideront de revenir au tracé de base pour l’édition 2011, qui sera annulée du fait d’une situation instable dans le pays.

Le tracé Endurance de Sakhir

2012 ampute donc la course de cette portion « endurance ». Le circuit n’est pas considéré par les pilotes comme difficile, mais quelques virages peuvent faire la différence comme le freinage du virage 9 qui conduit au virage 10, l’un des deux plus lents de Sakhir (environ 65 km/h de vitesse de passage).
Par contre, l’une des données importantes sera sans aucun doute les pneus qui se dégradent fortement sur cette piste. De plus le sable peut faire évoluer l’adhérence entre deux tours si le vent s’en mêle. Des données que Pirelli maîtrise forcément moins bien, puisque le manufacturier italien n’a pas couru en course F1 sur cette piste.
Les écuries devront donc faire attention à leurs enveloppes, notamment Mercedes dont c’est le talon d’Achille, même si Rosberg a prouvé dimanche dernier qu’il était possible de ménager les gommes sur les W03.

Crédit images : Will Pittenger

Rosberg remporte sa première victoire en F1

Au terme d’un Grand Prix très animé en fin de course, Nico Rosberg s’offre sa première victoire en GP et remet Mercedes en haut d’un podium. Button et Hamilton complètent le podium. Un podium 100% moteurs Mercedes !

Pole position hier, victoire aujourd’hui, Nico Rosberg n’aura pas fait les choses à moitié pour sa première victoire en F1. Parti idéalement devant son coéquipier Schumacher, l’Allemand n’aura été menacé qu’un temps par Button avant que l’écurie McLaren ne connaisse un souci lors du ravitaillement de l’Anglais. Il gagne avec plus de 20s d’avance sur Button et Hamilton, tous deux sur une stratégie à 3 arrêts. Webber aussi en stratégie décalée à 3 arrêts prend la 4e place devant Vettel. RedBull sauve ainsi un week-end mal engagé !
Après un départ sans encombre (touchette de Senna sur Massa mais sans dommages), les deux Mercedes ont creusé l’écart sur un peloton de poursuivants qui va animer le GP dans les 15 derniers tours. Un peloton composé de Button, Raïkkönen, Webber, Alonso, Hamilton, Perez, Kobayashi, Senna, Maldonado, Vettel et Grosjean.

Schumacher déchante

Deuxième derrière son coéquipier, le septuple champion du monde menait une course propre, tenant à distance Button. Mais lors de son arrêt, une roue arrière sans doute mal fixée contraignait la Mercedes à l’abandon. C’est le premier coup de théâtre d’un GP jusque là plutôt terne.
Les positions n’évoluaient qu’au gré des ravitaillements entre Button, Webber, Alonso, Massa un temps aux avant-postes, les Lotus de Grosjean et Raïkkönen et les Sauber. Trois monoplaces vont choisir une stratégie à 3 arrêts : les deux McLaren et la RedBull de Webber. Leur dernier arrêt va sonner le début d’une lutte acharnée en fin de GP.

Ca bastonne !

Une fois leurs derniers arrêts effectué, ces trois voitures déclenchent une lutte à tous les niveaux entre la 2e et la 10e place. Avec des pneus plus frais, la différence de performance est nette face à des monoplaces ayant un arrêt de moins, mais des gommes en moins bon état. De plus une seule vraie trajectoire n’est possible sur ce tracé chinois, tant les « marbles » font perdre l’adhérence. Raïkkönen alors 2e, va en faire les frais le premier, perdant 6 places en presque 2 tours.
Alonso se bat avec les Williams mais une petite excursion hors-piste va lui faire perdre un temps précieux. Button, Hamilton et Webber fendent le peloton non sans commettre quelques petites fautes (Webber hors piste sur Raïkkönen), mais parviennent sans trop de difficultés à revenir sur la 2e place de Vettel.
Le champion du monde, parti 11e, a réalisé un GP solide, mais sa stratégie à 2 arrêts l’a condamné face au retour du trio Button-Hamilton-Webber, qui le doublaient à 5 tours du but. Derrière Vettel, Grosjean sécurisait sa 6e place.

Rosberg devance donc Button, Hamilton, Webber, Vettel, Grosjean, Senna, Maldonado, Alonso et Kobayashi, auteur du meilleur tour en course. Dommage pour les Sauber qui avaient fait un bon début de course, mais ont été pénalisées par leur stratégie à deux arrêts. Une stratégie qui n’aura réussi qu’à Rosberg, aidé par l’erreur de McLaren et le trafic qui a ralenti considérablement le retour de Button et Hamilton.
A noter aussi le bon GP des Williams, avec les deux monoplaces dans les points et des performances en nette amélioration. Cela va mieux du côté de Grove !

1. Rosberg Mercedes 1h36:26.929
2. Button McLaren-Mercedes + 20.626
3. Hamilton McLaren-Mercedes + 26.012
4. Webber Red Bull-Renault + 27.924
5. Vettel Red Bull-Renault + 30.483
6. Grosjean Lotus-Renault + 31.491
7. Senna Williams-Renault + 34.597
8. Maldonado Williams-Renault + 35.643
9. Alonso Ferrari + 37.256
10. Kobayashi Sauber-Ferrari + 38.720
11. Perez Sauber-Ferrari + 41.066
12. Di Resta Force India-Mercedes + 42.273
13. Massa Ferrari + 42.700
14. Raikkonen Lotus-Renault + 50.500
15. Hulkenberg Force India-Mercedes + 51.200
16. Vergne Toro Rosso-Ferrari + 51.700
17. Ricciardo Toro Rosso-Ferrari + 1:03.100
18. Petrov Caterham-Renault + 1 lap
19. Glock Marussia-Cosworth + 1 lap
20. Pic Marussia-Cosworth + 1 lap
21. De la Rosa HRT-Cosworth + 1 lap
22. Karthikeyan HRT-Cosworth + 2 laps
23. Kovalainen Caterham-Renault + 3 laps

Qualifs F1 Chine : Vettel out, Rosberg up !

Nico Rosberg s’élancera demain matin en pole position du GP de Chine à l’issue de son seul tour en Q3. C’est la première pole de l’Allemand et Mercedes prouve encore que sa W03 est performante sur un tour. Hamilton est 7e malgré son 2e temps (pénalité de 5 places pour changement de boîte), Schumacher hérite donc de la 2e place juste devant Kobayashi qui confirme la forme des Sauber. Vettel,lui, a coulé …

Une première ligne toute argentée et une grille bien différente de ce dont on avait l’habitude depuis ces deux dernières années ! Avec Rosberg et Schumacher aux avant-postes, on peut dire que Mercedes a déjà rempli une partie de son contrat pour 2012, remonter dans la hiérarchie mondiale. La dernière pole d’une Flèche d’Argent remonte à … 1955 ! Reste à prouver sur les longs runs que la W03 est performante, ce que ni Rosberg, ni Schumacher n’ont pu faire lors des deux courses initiales, à cause d’une trop forte dégradation des pneus.
Derrière les Mercedes, Kobayashi montre que le coup d’éclat de Perez en Malaisie aura des suites dans la saison. Il devance la Lotus de Raïkkönen et Jenson Button. Une deuxième ligne explosive et un Button prêt à profiter de la moindre erreur au premier virage.

Pour trouver la première RedBull, il faut chercher Mark Webber en 6e position. Oui, RedBull-Renault est en difficulté en 2012. Une autre preuve ? Sebastian Vettel, roi des qualifications depuis deux ans, n’a pas franchi Q2 … Le champion du monde qui avait bu la tasse en Malaisie se retrouve englué à la 11e place juste devant une autre déception, mais connue celle-là, la Ferrari de Felipe Massa.

Fernando Alonso est 9e (à 1″5s de la pole tout de même) juste derrière Perez et sa Sauber, et juste devant Romain Grosjean qui a écourté son tour lancé en Q3.

Une grille de départ excitante qui va se donner rendez-vous au premier virage demain matin sur TF1 à 9h (heure française). Ça va bastonner !

Welcome to Texas !

Après une petite pause, la Nascar revient avec au programme de ce week-end la première des deux courses du Texas sur le Texas Motor Speedway : le Samsung Mobile 500, une course nocturne.

Situé au nord-ouest de Dallas, cet ovale de 1,5 mile possède des virages inclinés à 24° et fait partie de cette catégorie de circuits que l’on rencontre le plus dans l’année en Nascar Series.
La première course sur ce circuit à eu lieu en 1997, et on y a vu de célèbres pilotes y remporter leur première victoire, comme Dale Earnhardt Jr. en 2000.

L’an dernier, c’est Matt Kenseth sur sa Ford de la Roush Fenway qui s’était imposé, mais son coéquipier Carl Edwards reste le pilote le plus victorieux sur cette piste avec trois victoires (au cumul du Samsung Mobile 500 et de l’AAA Texas 500).
Kenseth aura peut-être l’occasion de rattraper Edwards au palmarès et de confirmer la bonne tenue des Ford sur cette piste, le constructeur à l’ovale totalisant 8 victoires au Texas !

Coup d’oeil dans le rétro F1 : Chine 2006

La troisième manche du championnat du monde 2012 va se tenir sur le circuit de Shanghaï ce dimanche. Revenons sur l’édition 2006 qui encore aujourd’hui comme la dernière victoire de Michael Schumacher en GP.

Ce 1er octobre 2006 reste une date à part dans la carrière du septuple champion du monde. La date de sa dernière victoire à ce jour en GP. Et celle-ci ne s’est pas faite sans difficultés.
En première ligne les deux Renault de Fernando Alonso le champion en titre et de Giancarlo Fisichella sont les principaux rivales de l’Allemand durant cette saison. En deuxième ligne, la bonne surprise de 2006, Honda avec Barrichello et Button. Suivent ensuite Kimi Raïkkönen et sa McLaren puis seulement 6e sur la grille Schumi et sa Ferrari.

Les conditions sont délicates en ce dimanche. Il pleut sur Shanghaï. On connait tous la qualité de Schumacher sous la pluie. Or devant lui les 5 premières voitures ne veulent pas s’en laisser compter et pour une fois, ses adversaires vont tout faire pour perdre ce GP, Schumacher exploitant à merveille les petites défaillances de ses adversaires.(accélérateur en berne pour Raïkkönen …)

Si au départ et durant la première moitié de la course Alonso et Fisichella ne commettent aucune erreur, la piste s’asséchant, le passage aux pneus secs devient une nécessité. Les Renault se mélangent alors les pinceaux lors des arrêts aux stands (Fisichella qui ne passe pas en secs) et surtout lors du 2e arrêt d’Alonso qui perd beaucoup de temps et sans doute la victoire à cause d’une roue arrière récalcitrante

Schumacher qui a passé Alonso juste avant cet arrêt désastreux pour l’Espagnol prend alors une avance décisive qui lui permet de gérer sa fin de course.
Il remporte la 91e victoire sa carrière devant Alonso qui malgré sa belle remontée en fin de GP n’a jamais pu rejoindre la Ferrari et Fisichella complète le podium.

Au championnat, Schumacher reprend l’avantage sur Alonso mais sa casse moteur au Japon lui ôte tout espoir sérieux de titre, titre qui est conservé par Alonso à l’issue du dernier GP au Brésil, où l’Espagnol termine 2e et Schumacher 4e, après une course de toute beauté et jalonnée nombreux dépassements de la part de l’Allemand qui prend sa retraite (provisoire !) à la fin 2006.

Hommage à Ferdinand Alexander #Porsche, designer de la 911

On a appris hier le décès du designer de la mythique Porsche 911, Ferdinand Alexander Porsche. Un hommage parait incontournable pour ce monsieur qui a dessiné sans doute l’une des plus belles voitures sportives de l’histoire. Une voiture intemporelle pour beaucoup puisque lorsque l’on superpose les silhouettes de toutes les 911 créées depuis la première génération en 1963-1964, on constate que la ligne générale a été conservée.
Ferdinand Porsche, surnommé Butzi, voulait une voiture aux lignes simples et à la facilité de fabrication. Très vite, l’esquisse s’oriente vers un modèle « fastback », alors que la majorité de la production des années 60 adopte un gabarit tricorps. Une petite révolution en soi.

Présentée au Salon de Francfort en 1963, la première génération rencontre un succès immédiat. Sept générations plus tard (on en est aujourd’hui à la version 991), la 911 a conservé en grande partie ce qui a fait sa gloire d’antan : Flat 6 en porte-à-faux arrière, une ligne fluide. Si pour certains l’adoption du refroidissement intégral par eau adopté par la 996 dès 1998 a marqué une rupture, cette voiture a su aussi s’adapter à son temps, en embarquant de nouvelles technologies, et en remaniant une gamme qui comporte aujourd’hui de nombreux modèles : Turbo, GT2, GT3, versions cabriolet …

Ferdinand Porsche avait vu juste lorsqu’il a pensé et imaginé cette voiture et le succès continu de sa création reste le plus bel hommage qui puisse lui être rendu.Son « Porsche Design Studio » et la marque « Porsche Design » ont exercé leurs talents dans d’autres domaines que l’automobile, avec le même succès (montres …) Merci Mr Porsche de nous avoir donné la 911, merci pour votre vision de l’automobile.

Crédit photo : Wikipédia / Moenstermann