Le nord du Portugal, c’est mieux pour le rallye !

Avant le rallye du Portugal qui va se dérouler ce week-end, un petit peu d’histoire. Depuis plusieurs années, ce rallye se dispute sur les routes de l’Algarve au sud du pays. Un changement de localisation effectif depuis 2007 et le retour du Portugal en mondial, mais un changement qui prive les amateurs de rallye de quelques unes des plus belles spéciales du championnat du monde. Explications.

 Le rallye « do Porto »

Ce logo « Porto » sur fond vert apposé sur les portières des voitures du Groupe B des années 80 est aussi un vrai symbole. Celui d’un rallye qui se courait sur les routes du nord et du centre du Portugal sur un mélange de spéciales terre et asphalte. Des noms de légende sont ainsi associés au rallye du Portugal : Viseu, Lagoa Azul et son sprint ressemblant à un course landaise entre le public et les voitures, Povoa De Varsim, Valdevez, Arganil qui a fait et défait bien des classements généraux, Fafe et sa bosse aussi impressionnante que la foule qui attendait les pilotes juste derrière et qui s’écartait au dernier moment. Voici quelques vidéos pour faire ressurgir quelques souvenirs !

 

Une passion débordante, mais parfois fatale …

Mais dans ces années, un vrai fléau va frapper les manches portugaises. La foule qui se massait le long des spéciales posait un vrai problème de sécurité. Certains pilotes avouaient avoir peur de passer en premier lors d’une spéciale. Walter Röhrl dira même qu’il fallait voir la foule « comme un mur, non comme des spectateurs » !

Mais jusqu’en 1986, aucun accident majeur n’avait eu lieu. Les organisateurs ne pouvaient contenir une telle masse de personnes fanas de sport automobile. Il faut dire que le rallye reste gratuit quand l’autre manifestation automobile majeure au Portugal, le grand prix de Formule 1, disputé à Estoril dans le sud du pays est payante. Et à l’époque, le Portugal éprouve des difficultés économiques qui font que les gens ne peuvent souvent pas s’offrir les billets pour accéder à l’autre temple du sport auto qu’est Estoril. (D’ailleurs à quand un retour de la F1 sur ce formidable circuit ? Quelques vidéos encore pour montrer que ce GP valait le détour!)

En 1986, l’accident de Santos sur sa Ford qui sort de la route dans la célèbre spéciale de Lagoa Azul et fauche bon nombre de spectateurs incroyablement mal placés, causant trois morts et plusieurs blessés, est l’un des déclencheurs de la prise de conscience nécessaire en rallye pour optimiser la sécurité sur le bord des routes du mondial. Le Portugal deviendra un rallye plus sûr dès le début des années 90. En 2001, le rallye connait sa dernière édition dans sa configuration initiale au nord du pays. L’Allemagne le remplace au calendrier du mondial. Le rallye ne reviendra qu’en 2007, basé en Algarve.

 

Une spéciale bienvenue

La décision d’organiser une spéciale d’essai-spectacle à Fafe samedi dernier a ravivé des images que l’on pensait ne jamais revoir. De la à y voir un possible retour du rallye du Portugal dans le nord … Le Monte-Carlo est bien revenu en Ardèche sur les spéciales d’Antraigues et du Burzet. Pourquoi pas le Portugal et un Arganil décisif entre Loeb et Latvala dans quelques temps !

Malaisie #F1 : Victoire d’Alonso dans des conditions incroyables

Fernando Alonso remporte un GP de Malaisie incroyable, après une lutte de toute beauté avec la Sauber de Sergio Perez. Hamilton complète le podium devant Webber et Raïkkönen qui apporte de nouveaux points à Lotus.

La pluie s’invite au départ

On l’attendait depuis le début du week-end, la pluie a donc fait son apparition avant le départ de ce deuxième GP de la saison. Une invitée qui va donner lieu à un premier tour mouvementé.

A l’extinction des feux, Hamilton le poleman est resté sans problème aux commandes devant Button. Derrière, Grosjean a sauté Vettel, Webber et Schumacher pour prendre la 3e place au bout de la ligne droite des stands. Mais son bon départ va être vite annihilé par un accrochage quelques mètres plus loin avec Schumacher. Les deux hommes repartaient dans les profondeurs du classement. Grosjean et sa Lotus n’iront pas beaucoup plus loin, avec une sortie de piste, alors que la pluie commençait à redoubler.

Passage en maxi pluie et Safety-car

L’orage traditionnel de Sepang s’est soudain intensifié à l’orée du tour 4. La plupart des pilotes ont donc opté pour passer les maxi pluie. Hamilton a bien tenté de rester un tour de plus, mais tournant presque 6 s moins vite qu’en début de course, il s’est vite ravisé. Perez avec sa Sauber qui avait anticipé son arrêt (fin du 1er tour !), se retrouvait après le ballet des changements de pneus en 3e position derrière les 2 McLaren et devant Webber, Alonso et Vettel.

Le Safety-Car entrait alors en piste et au 9e tour, le drapeau rouge était déployé par la direction de course. Comme en 2009, interruption du GP pour raisons de sécurité.

2e départ après 52 min d’interruption

Dès la rentrée du safety-car, Button décide de s’arrêter pour passer les intermédiaires. Hamilton conservait la tête devant Alonso qui prenait la 2e place à Mark Webber dans le 3e virage.

Au tour suivant, quasiment toutes les voitures passent au stand pour chausser les intermédiaires et l’équipe McLaren va cafouiller l’arrêt de Hamilton, ce qui permet à Alonso et à Perez de passer devant. Une Ferrari en tête, presque impensable au vu des essais de pré-saison et de la première course en Australie.

Un pilote va perdre gros, c’est Button victime d’un accrochage dans son tour de sortie des stands avec une HRT, ce qui lui coûtait un aileron avant. Des vibrations parasites allaient ensuite gêner le leader du général avant cette course.Alonso va alors poursuivre son effort devant Perez, Hamilton, Rosberg, Vettel et Raïkkönen qui ne se prive pas de se montrer dans les rétros du champion du monde. Un Vettel qui ne semble pas en mesure d’accélérer le rythme, et devant faire face à une Lotus très en verve.

Derrière le trio Rosberg-Vettel-Raïkkönen, c’est Bruno Senna qui effectue une belle remontée en passant notamment Schumacher, Di Resta et Massa. Massa encore en grosse difficulté avec ses pneus sur ce GP, tout comme les deux Mercedes de Rosberg et Schumacher qui malgré de bonnes qualifs, ne parviennent pas à concrétiser en course. Les W03 usent trop rapidement les gommes, ruinant les espoirs de podiums des deux Allemands. A Mercedes de régler ce problème, et les Flèches d’Argent redeviendront des candidates sérieuses à la victoire.

 

La lutte Alonso-Perez

Devant, Alonso a mené grand train, avec à environ 8 s de la Ferrari un excellent Sergio Perez sur sa Sauber. Le Mexicain a bien profité de l’interruption de course, mais démontre toutes ses qualités de gestion de pneus et de vitesse de pointe, puisque il contient sans difficultés Hamilton et sa McLaren.

La piste s’assèche et Perez revient comme un avion sur Alonso. Mais personne n’ose passer les slicks, une averse étant attendue. C’est Ricciardo qui passe le premier pour enlever ses inter, suivi par tout le peloton. Alonso va reprendre un peu de marge face à Perez. Hamilton est 3e devant Vettel, Webber, Raïkkönen, Senna toujours excellent, DiResta et Vergne qui confirme le potentiel entrevu en Australie.

Mais la Ferrari n’est pas au niveau, et Perez revient au fil des tours sur Alonso, impuissant pour contenir le jeune Mexicain avec des pneus medium qui se dégrade plus rapidement que les durs de la Sauber. Mais au 50e passage, avant la ligne droite de retour, Perez faisait une petite erreur, qui laissait Alonso respirer. Vettel était lui victime d’une crevaison au 48e tour, due à un contact avec une HRT (encore) et rétrogradait hors des points.

Alonso franchit la ligne en vainqueur devant Perez, qui offre un joli cadeau pour les 20 ans de Sauber en F1. Hamilton 3e devant Webber, Raïkkönen, Senna, qui marque des points importants pour Williams, et qui a démontré ses qualités dans des conditions difficiles (c’est de famille !), DiResta, Vergne, Hulkenberg et Schumacher qui complète le top 10, après l’abandon de Maldonado.

Qualifs Malaisie #f1 : 2e pole de rang pour Hamilton

Lewis Hamilton s’empare de la pole position devant son coéquipier Button. Vettel est seulement 6e, mais bénéficie de la pénalité de Raïkkönen pour se placer 5e sur la grille juste devant Grosjean et sa Lotus. Alonso victime d’un problème de KERS en Q3 n’est que 8e. Massa, Vergne et les deux Williams n’ont pas passé Q2.

HRT dans les 107 !

Après une Q1 sans grande surprise, Vergne, les deux Caterham, les deux Marussia et les deux HRT sont éliminés. Une déception pour Vergne et sa Toro-Rosso, qui étaient dans le rythme en Australie. Felipe Massa s’est fait quelques frayeurs dans cette première partie, en n’assurant un temps que dans les ultimes secondes. Fait notable par contre, les deux HRT de De la Rosa et Karthikeyan ont réussi à passer sous les 107%. Elles seront donc présentes sur la grille de départ pour la première fois cette saison.

Massa n’atteint pas Q3

Décidément, le début de saison de la Scuderia Ferrari est difficile. Après des qualifs désastreuses en Australie, Massa n’a pas réussi à atteindre Q3 pour la seconde fois consécutive. Le manque de compétitivité de la F2012 parait évident. A tel point que Marca a annoncé que Maranello plancherait sur une toute nouvelle voiture qui pourrait débuter dès Barhein. Mais à voir comment Fernando Alonso emmène sa Ferrari, Felipe n’arrive pas à exploiter la voiture comme son coéquipier.

Les éliminés de Q2 sont les deux Williams de Senna et Maldonado (qui a fait une excursion dans les graviers), les deux Force India, Ricciardo sur sa Toro-Rosso et Kobayashi sur sa Sauber, qui n’a pas réussi à s’élever au niveau de Perez, brillamment qualifié pour Q3.

Hamilton en pole !

Deuxième GP, et deuxième première ligne entièrement McLaren. Hamilton prend la pole devant Button au prix d’un tour impeccable. Schumacher est 3e et confirme la bonne vue santé de Mercedes AMG F1. Webber place la première RedBull 4e, devant Raïkkönen, qui il faut le rappeler sera pénalisé de 5 places pour un changement de boîte de vitesse.

Vettel seulement 6e, ce qui montre bien que le champion du monde n’est pas en osmose complète avec sa monoplace. Il devance Grosjean, Rosberg, Alonso (qui a subit un problème de KERS) et Perez.

Les 10 premières monoplaces sur la grille :

Hamilton – Button / Schumacher – Webber / Vettel – Grosjean / Rosberg – Alonso / Perez – Raïkkönen (pénalité de 5 places)

Coup d’oeil dans le rétro #F1 : Malaisie 2001

Après la série sur les GP d’Australie, voici un petit retour en arrière sur le GP de Malaisie 2001, l’un des plus animés sur le circuit de Sepang. Aujourd’hui, l’édition 2001 qui a elle seule souligne la main-mise de Ross Brown et de Ferrari sur la stratégie en F1 à cette époque !

Ferrari a de la chance

Au départ les deux voitures rouges sont en première ligne, Schumacher le champion sortant suivi de Barrichello, mais Fisichella sur sa Benetton provoque un deuxième départ, ce qui profite à Montoya, victime d’un souci sur sa Williams-BMW sur la grille, qui pourra repartir sur son mulet. Au deuxième restart, Schumacher prend le meilleur sur Barrichello qui doit faire face à Trulli et sa Jordan et surtout à Ralf Schumacher qui tente l’extérieur sur la Ferrari du Brésilien. Les deux voitures se touchent et la Williams part en tête-à-queue. Häkkinen évite de justesse Ralf.

Schumacher semble s’envoler vers un nouveau cavalier seul. Mais dans le 2e tour, Olivier Panis sort de la piste et laisse de l’huile qui va jouer un mauvais tour aux deux Ferrari de tête. Au 3e passage, Schumacher glisse sur l’huile de la BAR et sort de la piste. Barrichello ne peut éviter aussi la sortie. Les Ferrari reprennent la piste en 10e et 11e position. La course parait perdue pour les Rouges !

Le ciel au secours de Ferrari

C’est alors qu’un orage diluvien s’abat sur le circuit de Sepang, chose très fréquente dans la région ! Un vrai ballet de sorties de piste s’engage, et le Safety-Car entre en scène. Les premières voitures à s’arrêter, dont les McLaren de Coulthard alors en tête et Häkkinen chaussent des maxi pluie.

Le coup de poker gagnant va venir encore une fois de Ross Brown et de Ferrari qui monte des intermédiaires sur les F2001. Choix payant puisque la piste va aller en s’asséchant après la rentrée du Safety-Car. Schumacher et Barrichello vont entamer une formidable remontée, déposant un à un leurs rivaux. Le champion du monde en titre s’adjuge sa 2e victoire de la saison devant Barrichello et Coulthard.

Une victoire due sans aucun doute à la « vista » de Brown qui, en fin stratège, a parié sur la fin de l’orage, mais aussi une victoire obtenue avec un soupçon de réussite. De un, l’orage a cessé, et de deux, les voitures rouges auraient pu finir dans le mur au 3e tour sur l’huile de Panis, puis à plusieurs reprises en intermédiaires, et Schumacher et Barrichello ont visité les bas-côtés de Sepang, s’en sortant à chaque fois. Il faut parfois de la chance pour gagner en sport auto !

 

Coup d’oeil dans le rétro #F1 : Australie 1990

On poursuit la série des GP d’Australie qui ont marqué l’histoire des championnats du monde F1 avec l’édition 1990. Sans enjeu pour le titre mondial, ce 500e grand prix de l’histoire de la F1 va donner lieu à une course incroyable de Nigel Mansell, qui va tout tenter pour son dernier GP chez Ferrari.

Le cavalier seul de Senna

Le contexte de GP est particulier. Ayrton Senna a été sacré champion du monde au Japon 15 jours auparavant, après un accrochage avec Alain Prost. Comme l’année précédente, le coup du double abandon décide du titre mondial. Beaucoup ont critiqué Senna pour sa manœuvre au premier virage de Suzuka et pensent que c’est une vengeance par rapport à 1989 et à tout ce qui s’est passé durant le week-end au Japon. Mais ceci est une autre histoire !

Mais revenons au GP d’Australie. Senna veut donc montrer qu’il est le meilleur et gagner cette course en serait la parfaite illustration. Auteur de la pole, le désormais double champion du monde réalise un départ impeccable en devançant au premier virage, Berger, Mansell, Prost et Piquet. Dès le 2e tour, Berger rate une vitesse à la sortie du virage 3 et Mansell s’empare de la 2e place. L’Anglais part à la poursuite de Senna, une lutte qui va animer la majeure partie de la course. L’écart va se resserrer jusqu’à moins d’une seconde, mais sans que jamais la Ferrari ne trouve l’ouverture. Pire, au gré des dépassements d’attardés que Senna maîtrise à la perfection, Mansell perd du terrain.

Derrière c’est Nelson Piquet qui effectue une belle remontée en dépassant Prost et Berger. Piquet peut espérer en cas de victoire, prendre la 3e place au championnat du monde, une vraie motivation pour le pilote de la Benetton-Ford.

Senna à la faute

Il reste un peu plus de 20 tours, et on voit mal Senna perdre ce GP. il possède une avance conséquente, et Mansell a tellement usé son train de pneus, qu’il n’est plus en mesure de contester la victoire au Brésilien. Piquet commence d’ailleurs à se rapprocher de l’Anglais et dans la ligne droite des stands, après une faute de Mansell, la Benetton est dans les échappements de la Ferrari. Piquet dépasse Mansell qui doit s’arrêter par la suite, ses pneus étant morts. Quelques tours après, Senna sort tout seul de la piste et doit abandonner.

Mansell face à Piquet

Cette lutte rappelle 1986 et 1987, lorsque les deux pilotes étaient ensemble chez Williams-Honda. Mansell veut donner la victoire à Ferrari pour son dernier GP en rouge, et entame une fantastique remontée, en reprenant Berger puis Prost. Il se rapproche à moins de 2 secondes de la Benetton de tête. Quatre tours avant l’arrivée, Piquet sort légèrement de la piste, et Mansell se retrouve tout proche. Trois tours plus tard, au bout de la longue ligne droite du circuit d’Adélaïde, Mansell tente de déborder Piquet tout en profitant de l’aspiration d’une Brabham. Mais l’Anglais est un peu court, et Piquet lui ferme la porte. Victoire pour le Brésilien, la 2e consécutive après Suzuka. Mansell est 2e, Prost 3e.

Sur le podium, Mansell et Piquet se congratulent (malgré leur passif chez Williams !) et pour le 500e GP, deux triples champions du monde et un double vice-champion du monde se côtoient. Pas si mal !

Coup d’oeil dans le rétro #F1 : Australie 1994

Après 1986 et le final à rebondissement dans l’attribution du titre mondial, retour sur l’édition 1994 du GP d’Australie. Toujours disputé sur le tracé urbain de Adélaïde, cet ultime GP doit sacrer un tout nouveau champion du monde, Michael Schumacher sur sa Benetton-Ford ou Damon Hill et sa Williams-Renault. Là encore les péripéties ne vont pas manquer !

Une lutte à couteaux tirés

92 points pour Schumacher, 91 pour Hill. Les données sont claires avant ce GP. Si Schumacher termine devant Hill, il est champion du monde. Pour l’Anglais, il doit compter sur une mauvaise performance de son rival et marquer deux points de plus que le pilote Benetton. Une égalité au championnat favoriserait l’Allemand au nombre de victoires.

Mais ni l’un ni l’autre n’ont réussi la pole. C’est Nigel Mansell, appelé ponctuellement en cours de saison pour remplacer David Coulthard (qui lui, avait eu la lourde tâche de prendre le baquet de Ayrton Senna, décédé le 1er mai lors du GP d’Imola). Nigel, pour son dernier GP en F1, s’offre sa 32e et ultime pole position. Pourtant au départ, « Il Leone » se manque et les deux prétendants au titre lui grillent la politesse au premier virage, Schumacher devant Hill. Pendant près de 25 tours, Schumacher va légèrement augmenter son avance, mais sans jamais réussir à décrocher la Williams-Renault.

Le coup du double abandon

Voyant que l’Allemand ne fait aucune faute, Hill commence à hausser le rythme et se rapproche. La pression exercée par l’Anglais porte ses fruits et au 35e tour, Schumacher perd le contrôle de sa Benetton et vient taper le mur du virage 4. Il revient sur la piste, mais Hill est dans ses roues et au virage suivant il tente l’intérieur sur l’Allemand. Schumacher ferme la porte à la Williams. Les deux monoplaces se touchent et la Benetton est envoyée sur 2 roues avant de terminer sa course dans un mur de pneus. Hill continue, mais visiblement son pneu avant gauche est crevé. On pense alors qu’après son arrêt, l’Anglais pourra tranquillement remonter pour assurer les 2 points nécessaires pour le titre.

Sauf que l’un des bras de suspension a souffert dans l’accrochage. Les images sont très parlantes, avec les mécanos Williams essayant de redresser la pièce endommagée. Mais le risque d’accident ou de rupture est trop important et l’écurie indique à Damon que la course est terminée. Comme en 1989 et en 1990 avec Prost et Senna, le coup du double abandon décide de l’attribution du titre mondial de F1 et c’est Michael Schumacher qui est sacré.

Pour l’histoire, c’est Mansell qui remporte la course, la 31e victoire de sa carrière. Il offre ainsi le titre constructeur à Williams.